Igo Drané, Gilbert Anastase, le Groupe Samblaj'
Ka
Vidéo
Merci d'être venue Nombreux chanter et danser
avec Nous
Beaucoup
d’entre vous avez encore le souvenir
des Noël d’antan, passé dans nos campagnes.
De ces merveilleuses soirées pleines d’enthousiasme de joie,du goût particulier du Schrubb et du jambon de Noël. Ou tard dans la nuit
l’on rendait visite à tous nos voisins aucune porte ne restait fermée.
La
tradition antillaise des Cantiques de Noël que l'on avait pu
croire relevant de temps révolu et à jamais perdu, a
fait, ces dernières années, une réapparition qui s'apparente
à un retour en force.
...
Chers sympathisants et
adhérents de l’association Ka Maniok,
De nouveau grâce à VOUS notre chanté nwèl du
samedi
12 décembre 2009
a remporté une fois de plus un franc succès. Il a rassemblé
plus de 500 participants.
Igo Drané
célèbre animateur « conteur au bâton de
paroles » accompagné par les musiciens
de Ka Maniok et DJ Nico ont concouru à cette
réussite.
Cette période de fin d’année
est l’occasion de célébrer des valeurs telles que la paix,
l’amour, la joie et le partage. Ces valeurs universelles
manifestent « l’esprit de noël ». Ces dernières
étaient bel et bien présentes lors de notre soirée où toutes
les générations se sont mélangées pour célébrer nos
traditions.
Déjà en 2007 le "Chanté Nwèl"
de Ka Maniok avait été retenu par le Ministère de la culture
de la Communication et la Délégation interministérielle pour
l’Egalité des Chances des Français d’Outre-mer.
Un reportage radio nous fut
consacré par une journaliste de France Inter V. BANBUK.
Vidéo
Ka Maniok avait déclenché la
surprise et l’émotion au cours de cette soirée en invitant
un artiste phare de la communauté des Antilles, l’artiste
Dédé Saint Prix, connu et reconnu pour sa carrière et son
travail important dans la transmission de la culture
musicale aux Antilles mais aussi dans le monde entier.
Nous avons été ainsi
récompensés du travail accompli au cours de ces années à
défendre le folklore antillais, les félicitations de notre
public nous vont droit au cœur et nous motive à en faire
toujours plus.
Nos
parents nous racontaient qu'autrefois, lorsqu'ils étaient encore petits,
Noël commençait bien avant Noël.
Déjà, dès la fin du mois de novembre, on commençait à faire macérer dans du
rhum les peaux d'oranges conservées et mises à sécher pour le shrubb. Puis,
on préparait le sirop de groseilles et l'anis.
Tout au long de l'année, on avait bien nourri le cochon qui, dans son parc
était déjà bien dodu. On prévoyait déjà les personnes qui devraient donner
un coup de main pour le jour qui lui serait fatidique. C'est lui qui
donnerait le boudin créole, la viande pour les petits pâtés et le ragoût
bien épicé, sans oublier le jambon fumé.Shrubb
Les festivités démarraient dès le premier jour de l'Avent par un "chanté
Noël" qui égayait chaque soir les maisons jusqu'au 25 décembre. On se
regroupait chez Monsieur ou Madame Intel pour chanter les cantiques et on
chantait, chantait, jusqu'au milieu de la nuit, la naissance prochaine du
Christ.
Tambours, ti-bois, sillac, cha-cha, harmonica, violon, accompagnaient le
tout. Sur des rythmes de biguine, de mazurka ou de valse, la nuit s'écoulait
joyeuse.
La maîtresse de maison ne manquait pas alors de régaler l'assistance de bons
petits plats arrosés de rhum ou de shrubb
Et le lendemain soir, on recommençait chez la voisine d'à-côté.Jambon fumé
La nuit de Noël commençait obligatoirement par la traditionnelle messe de
minuit car Noël est avant tout une fête chrétienne. Ensuite, place à la fête
et le "chanté Noël" reprenait avec vigueur. Toute la nuit, on allait chanter
et festoyer grassement de maison en maison, et ce, jusqu'au petit matin.
Pendant plusieurs jours, on faisait bombance en dégustant les nombreux plats
qui caractérisaient et caractérisent encore le Noël antillais :
Repas de Noel :
Pâtés à la viande ; Boudin créole ; Ragoût de porc; Pois de bois (ou pois d'Angole) Ignames, riz blanc; Gâteaux; Mandarines.
On arrosait toutes ces bonnes choses avec du rhum, des punchs à base de
sirop de groseilles, de l'anisette ou du shrubb.
9 Editions, Chanté Noel 20 décembre 2008
Chanté Nwel 2007
Ka Maniok , remercie les 300 participants
à son"Chanté Nwèl
" 2007
Un grand moment de partage ou la
tradition a été respectée, les Tanbouyens de Ka Maniok ont été
excellents de l'avis du public. Monsieur Dédé Saint-Prix nous a
fait l'honneur d'une visite surprise et à marqué de son empreinte cette
superbe soiréeet le public
volontaire a chanté Nwèl à tue-tête
.
Cette
période de fin d’année est l’occasion de célébrer des valeurs telles que
la paix, l’amour, la joie et le partage. Ces valeurs universelles
manifestent ce que l’on appelle « l’esprit de noël ».
Merci Dédé revient quand tu veux , c'est cela la magie
des chantés Nwel
La semaine prochaine un reportage photos de cette mémorable
soirée sera publié sur notre page ChantéNwel
Je voudrais remercier
toute l’équipe de Ka Maniok pour cette merveilleuse
soirée de chanté nwèl.
C’était vraiment formidable. Florence
le "Chanté Nwèl
2007" de KaManiok à été retenu par le Ministère de la culture de la Communication et la
Délégation interministérielle Pour l’Egalité des Chances des Français d’Outre-Mer
Nous sommes ainsi récompensés du travail accompli au cours de ces années à défendre le folklore et les traditions Antillaises.
La
commune de Sainte-Rose,
tout comme Capesterre-Belle-eau, est une commune
rurale où il y a eu de grandes habitations, des usines, où donc il y a
eu des communautés soudées par le travail de la terre, par une même
lutte pour l’amélioration du quotidien rythmé par la musique gwo ka. Des
joueurs de Gwo ka tels que Kristen AIGLE, Henri DELOS, Davoux et Morny
AIGLE, Loulouse SOPTA, et bien d’autres ont été les gardiens et
transmetteurs de la tradition des chants de Noël telle que le conçoit le
groupe « Nwel antan lontan » dirigé par madame Fance-Lise LADINE
Dans leur
maison à Cadet Sainte-Rose, dès le dimanche
de l’Avent, la télévision reste éteinte le soir, et toutes les soirées sont
consacrées au chant des cantiques de Noël. Jusque vers la fin des années 1980,
cela se passait avec la famille élargie. Par la suite, d’autres personnes se
sont jointes au groupe et au début de 1990, il a pris des proportions dépassant
largement le cadre familial et amical.
Actuellement, des centaines de personnes
participent chaque année à « Nwel antan lontan », ce qui demande la mise en
place d’une organisation spécifique.
Extrait
Exposé
par Marie-Hélène Joubert à la Médiathèque
Caraïbe,
le 2 décembre 2005
Connaitre et
Comprendre l'origine des Chantés Nwel
a tradition de Noël que l’on pensait
moribonde à la fin des années 70, se renouvelle. Pendant la décennie soixante dix, la
tradition des chants de Noël s’étiole, alors que parallèlement les jeunes se
réapproprient la musique gwo ka. La société guadeloupéenne est en mutation. La
cellule familiale devient plus petite avec la maîtrise de la contraception
féminine. Beaucoup plus de jeunes partent étudier en France. Ils quittent la
maison familiale après leurs frères et sœurs partis pour la métropole avec le
BUMIDOM (bureau de migration des départements d’Outre-Mer).
Dans ce contexte de retour aux sources, au début des années 1980, il y a un
regain d’intérêt pour les rencontres de Noël. Dès le premier week-end de
l’Avent, en famille, entre amis, on se retrouve pour créer par les chants, cette
atmosphère si spéciale de l’attente de Noël. Des groupes musicaux se
spécialisent dans les chants de Noël. C’est le cas notamment de « Kasika », de «
Nanm’ », de Cactus par exemple.
Pratiquement
simultanément, en différents points de la Guadeloupe le Noël traditionnel est
relancé, le terme « chanté Nwel » remplace celui de « veillée de Noël ».
Les chanté Nwel ont des impacts aussi bien sociologiques, économiques que
spirituelles.
Extrait
Exposé
par Marie-Hélène Joubert à la Médiathèque Caraïbe, le 2
décembre 2005